Bilan climatique de l’année 2018

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2018 s’inscrit comme l’année la plus chaude depuis le début du XXe siècle.
La température moyenne annuelle en France métropolitaine a été de 13,9 °C. Elle a dépassé la normale (moyenne de référence 1981-2010) de +1,4 °C, juste devant l’année 2014 (+1,2°C) et l’année 2012 (+1,1°C). Pour mémoire, la température moyenne annuelle de l’année 2003, qui reste une des canicules les plus marquantes de notre siècle, avait dépassé la normale de +0,9°C.

Cela signifie que le réchauffement des températures observé depuis plusieurs décennies à l’échelle de notre planète ne se manifeste pas seulement pendant la période estivale.

Hiver (décembre 2017 à février 2018) : 
Le 27 février 2018 a été la journée la plus froide, enregistrant une température moyenne en France de -3,2°C (jusqu’à -15°C sur un large quart Nord-Est). Mais avec une température contrastée en décembre et exceptionnellement douce en janvier, la température moyenne de l’hiver 2018 (6°C) a dépassé la normale de +0,6°C.
L’hiver 2018 se place au troisième rang des hivers les plus pluvieux depuis 1960. La pluviométrie a été excédentaire de plus de 40 %, avec des perturbations actives et fréquentes, plusieurs tempêtes ainsi que des épisodes neigeux en plaine.
L’ensoleillement a été timide sur cette période, avec un déficit observé sur une partie du territoire métropolitain (jusqu’à 30 % de déficit). Des records de faible ensoleillement ont été enregistrés à Albi (179 h) ou à Bordeaux (193 h).

Printemps (mars 2018 à mai 2018) :
Un pic de chaleur précoce a concerné tout le territoire métropolitain du 18 au 22 avril. Avril est classé au troisième rang des mois d’avril les plus chaud depuis 1900. Bien que le mois de mai a été contrasté et le mois de mars plutôt frais, le printemps 2018 a connu une température moyenne de 12,8°C (+1,1°C par rapport à la normale).
La pluviométrie moyenne de la France a été excédentaire de 20 %, avec des disparités régionales importantes. La Lorraine et l’Alsace ont été déficitaire de presque 10 % de pluviométrie alors que les régions méditerranéenne ont connu des précipitations proches de deux fois la normale.
L’ensoleillement a encore été timide au printemps, avec un déficit de 10 % en moyenne dans le Sud.

Été (juin 2018 à août 2018) :
L’été 2018 se classe ainsi au deuxième rang des étés les plus chauds, loin derrière l’été 2003 (+3,2°C) mais devant l’été 2017 (+1,5°C). Certains territoires métropolitains ont connu des températures moyennes supérieures entre +2°C et +3°C par rapport à la normale 1981-2010. L’ensemble du pays a connu une vague de chaleur exceptionnelle de 24 juillet au 8 août 2018.
Comme au printemps, la pluviométrie n’a pas été homogène sur le territoire métropolitain. Alors qu’un excédent (20 %) de précipitations a été observé sur le grand ouest (de la Bretagne à Midi-Pyrénées), le Nord et le Nord-Est ont été déficitaire en pluviométrie (de 30 à 60 %). En moyenne pour l’été 2018, la pluviométrie a été déficitaire de 10%.
L’ensoleillement a été excédentaire sur l’ensemble du pays, jusqu’à 20 % pour le Nord-Est de la France.

Automne (septembre 2018 à novembre 2018) :
La température moyenne de 14,3 °C sur la France en automne a été supérieure à la normale de +1,2°C. Il se classe au quatrième rang des automnes les plus chauds, derrière l’automne 2006 (+2,4°C), 2014 (+2,3°C) et 2011 (+1,7°C). Les côtes de la Manche et de l’Atlantique ainsi que le piémont des Pyrénées ont été épargnés par cette hausse des températures moyennes.
Le déficit de pluviométrie sur la France a dépassé les 25 % en moyenne, avec toujours de fortes disparités. Les régions méditerranéennes ont subi plusieurs épisodes pluvio-orageux intense (1,5 à 2,5 fois la normale) alors qu’en même temps, le Nord-Est était toujours en déficit important de pluviométrie (jusqu’à 50 %).
L’ensoleillement automnal a été conforme à la saison pour la méditerranée, et fortement exédentaire pour le Nord de la Loire (plus de 30 %) et pour le frontière Nord et Nord-Est (jusqu’à 50 %).

L’année 2018 a été marquée par des événements remarquables dont certains ont été tragiques :
– Inondations et crues remarquables en janvier ;
– Cinq tempêtes en janvier ;
– Épisodes de neige en plaine en février et mars ;
– Canicule du 24 juillet au 8 août ;
– Plusieurs épisodes méditerranéens intenses en octobre et novembre ;
– Sécheresse persistante des sols superficiels sur un large quart nord-est, d’août à
novembre.

Pour plus de détail sur les événements remarquables, téléchargez le bilan climatique complet de l’année 2018, produit par Météo-France.